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GITEGA, 5 août 2013 : Le Président de la République du Burundi, M. Pierre Nkurunziza a ouvert lundi les états généraux de la justice en présence de nombreux invités dans les locaux du grand séminaire Jean Paul II de Songa à Gitega (centre), à l’intention des délégués de l’appareil judiciaire national.

Dans son allocution de circonstance, il a indiqué que les assises de Gitega constituent un cadre adéquat d’échanges pour adopter des stratégies efficaces pour consolider une justice impartiale et fiable qui garantit la paix sociale pour tous. Le Président Nkurunziza a ensuite indiqué que les principes recommandés dans l’Accord d’Arusha sont pris en compte dans la politique sectorielle du ministère burundais de la Justice. Il a toutefois reconnu que des efforts sont encore à consentir pour assoir une justice plus professionnelle. Le Président Nkurunziza a saisi la même occasion pour inviter les participants à mener des échanges mûris pour apporter des réponses efficaces à la consolidation d’une justice moderne qui garantit le développement pour tous les habitants du Burundi.

 

De son côté, le ministre de la Justice et Garde des sceaux, M. Pascal Barandagiye a énuméré huit thèmes qui seront abordés pendant cinq jours, à savoir l’indépendance de la magistrature et la responsabilité du juge, le fonctionnement du système judiciaire, la chaîne pénale, l’administration pénitentiaire, l’accès à la justice, la gestion des ressources humaines, la justice en matière commerciale et sociale et l’allocation des ressources et financement de la justice.

A son tour, le président de la Cour suprême, M. Emmanuel Njenje a indiqué que les états généraux de la justice tant attendus constituent un moment adéquat de révolutionner l’appareil judiciaire afin que le Burundi soit doté d’une justice saine, indépendante et professionnelle. La finalité étant d’avoir une justice crédible qui inspire la confiance à tous, devait-il ajouter.

Le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies au Burundi, M. Parfait Onanga-Anyanga a quant à lui fait savoir que ces assises constituent un cadre adéquat d’une volonté politique de répondre aux préoccupations des citoyens qui, depuis plusieurs années, expriment leur souhait de voir s’opérer des réformes profondes dans le secteur de la justice pour la rendre plus performante. Il a souligné le rôle indéniable d’une justice performante et de qualité dans l’édification d’un état moderne fondé sur le respect et la promotion du droit. Il a ensuite rappelé que l’Etat de droit est un des éléments clés de la prévention des conflits, du maintien de la paix, du règlement des conflits et de la consolidation de la paix. Selon M. Onanga-Anyanga, « Assurer la justice et la sécurité par le biais de l’Etat de droit contribue à éviter qu’un pays ne sombre à nouveau dans un conflit ». Le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies au Burundi a reconnu des progrès que le Burundi continue de faire dans le domaine de l’Etat de droit. Néanmoins, a-t-il signalé, « il y a encore de nombreuses lacunes qu’il convient de combler pour l’émergence d’une justice performante et de qualité au Burundi ».

Les cérémonies étaient rehaussées par la présence des membres du parlement, du gouvernement, des représentants des corps diplomatiques et consulaires, des partis politiques, des organisations de la société civile et d’autres hautes personnalités du pouvoir public.

 

 

 

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