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S.E. Pierre Nkurunziza

Président de la République du Burundi

S.E. Alain Aimé NYAMITWE

 


Ministre des Relations Extérieurs et de la Coopération Internationale

S.E. BANIGWANINZIGO Jérémie

Ambassadeur du Burundi à Bruxelles

 

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REPUBLIQUE DU BURUNDI

 

SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT

 

COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT SUITE AUX INTERPRETATIONS ERRONEES DU MESSAGE A LA NATION DU 02 NOVEMBRE 2015 SUR LE DESARMEMENT DES CIVILS.

 

A la suite du Message à la Nation de S.E le président de la République en langue nationale le 02 novembre 2015, offrant la dernière chance aux détenteurs illégaux d’armes particulièrement à ceux qui se sont infiltrés dans la population des quartiers objet des derniers actes d’insurrection liés aux élections du mois de juillet, plusieurs réactions se sont faits entendre dans l’opinion nationale et internationale. Ces réactions montrent la mauvaise interprétation du message par l’opinion à cause des spéculations de ceux qui ont voulu déformer délibérément l’intention du Chef de l’Etat.

A cette fin, le Gouvernement du Burundi voudrait apporter les clarifications suivantes :

1.  Depuis la clôture des élections et la mise en place des institutions qui en résultent conformément à  la Constitution de la République et aux Accords d’Arusha, les acteurs du mouvement insurrectionnel et de la tentative du coup d’Etat du 13 mai 2015 se sont transformés en véritable réseau terroriste, avec des pratiques et des actes jusqu’ici inconnus, notamment

l’attaque sur des cibles civiles comme les domaines des religieux.

 

2.   On se souviendra que dans la nuit du 26 au 27 octobre de cette année, un commando venu de CIBITOKE a attaqué à l’armée lourde le couvent du Centre Jeunes Kamenge, abritant la résidence du président de la Commission Vérité Réconciliation(CVR) Monseigneur Jean Louis NAHIMANA et autres prêtres y résidant qui heureusement en sont sortis tous indemnes. Dans son communiqué du 28 octobre, le Gouvernement a condamné cet acte ignoble et a invité la Communauté internationale d’en faire autant, sans que malheureusement cet appel soit entendu.

 

3.  La série noire ne s’arrête pas là, l’on citera notamment l’enlèvement des personnes suivi  de leur exécution dans des conditions atroces, notamment la décapitation des victimes et la mutilation de leurs organes comme ces terroristes viennent de signer le forfait à Mutakura dans la même zone CIBITOKE, dans la nuit du 04 au 05 novembre 2015, l’assassinat de trois personnes dont un employé d’une compagnie d’assurance du nom de SUNGURA Gabin dont le cœur a été arraché et une autre personne à qui on a coupé la tête.

 

4.  Cette nuit du 07 au08 novembre 2015, ces terroristes viennent de signer un nouveau forfait avec l’attaque sur un cabaret au quartier Kajiji, en zone Kanyosha de la commune urbaine de MUHA, faisant 7 personnes tuées sur le champ et 2 autres blessés.

Et toutes ces atrocités ne peuvent se justifier par des mobiles politiques, comme une certaine opinion voudrait le faire croire.

 

5.  Depuis le début du mouvement insurrectionnel, le Gouvernement du Burundi n’a cessé de condamner la dérive terroriste que prenait le mouvement et a maintes fois demandé à la Communauté internationale  d’exercer une pression suffisante à l’endroit de ceux qui fournissent les armes, encadrent ou financent  ces criminels d’arrêter cette entreprise dangereuse qui risquait de donner naissance à un noyau terroriste difficile à contrôler, et c’est le cas actuellement. Il est donc inconcevable qu’aucune voix ne se soit encore levée de la part de la Communauté internationale pour condamner ces atrocités et leurs  responsables.

 

6.  Face à cette dérive terroriste des criminels déguisés au départ en manifestants pacifiques pour évoluer au stade criminel malgré l’appel incessant du Gouvernement à l’endroit de la Communauté Internationale depuis le début du mouvement insurrectionnel, il va de soi qu’un Président de la République responsable prenne des décisions que lui confère la Constitution de la République dans sa mission de garant de l’ordre et de la sécurité de tous les citoyens.

7.  Le Message à la Nation du 02 novembre 2015 qui par ailleurs est sans équivoque sous tous ses aspects s’imposait. Il s’agit d’un dernier appel, après le délai de grâce accordé aux détenteurs d’armes illégaux dans le Décret n° 100/36 du 24 Septembre 2015, portant exemption de poursuites pénales aux détenteurs illégaux d’armes. Cette décision accordait un délai d’un mois à toute personne détentrice illégale d’armes à feu, dans le décret.

C’était également une continuité de la clémence du Chef de l’Etat envers les détenteurs de ces armes parmi lesquels des personnes désabusées ou intimidées, afin qu’ils les remettent d’eux-mêmes sans attendre qu’ils soient exposés aux sanctions pénales, comme la loi l’autorise.

Il ne s’agit donc pas d’un appel à une violence quelconque

 

8.  Au regard des différentes réactions et déclarations qui ont suivi le message du Président de la République à la Nation du 02 novembre 2015, le Gouvernement du Burundi constate que les auteurs de ces réactions ont fait l’objet de manipulations par des milieux politiques hostiles, car aucun passage du message n’augure la moindre violence,  encore moins fait appel au génocide dont les Burundais connaissent l’amère expérience depuis l’indépendance de leur pays.

Ceux qui jouent avec le génocide sont ceux-là même qui misent sur une catastrophe  nationale pour accéder au pouvoir politique après s’être rendu compte que la voie électorale ne leur offre aucune chance. Et ils n’ont cessé de la clamer tout haut devant la Communauté internationale.

 

9.  Le Gouvernement du Burundi voudrait donc tranquilliser l’opinion nationale et internationale que le message du Chef de l’Etat n’est nullement un appel à la persécution  de qui que ce soit, mais une mesure visant à restaurer la paix et la sécurité sur tout le territoire national sans qu’il y ait des bastions de criminels constituant une menace pour les citoyens paisibles et honnêtes.

 

10.           Le Gouvernement voudrait rappeler à la Communauté internationale que partout dans le monde où sévissent les groupes terroristes par les prises d’otages comme on y assiste ces derniers temps, le devoir de l’Etat est de protéger les citoyens prioritairement, mais également de tout faire pour libérer les otages des mains des terroristes avec le maximum de précaution et le minimum de casse possible. Et c’est ce qu’a fait le président NKURUNZIZA dans son message mal interprété par une certaine opinion.

Le Gouvernement réitère son engagement à utiliser le maximum de professionnalisme dans le travail annoncé de désarmer les récalcitrants, et tient à rassurer la population des quartiers concernés que tout sera mis en œuvre pour la protéger ainsi que leurs biens.

 

11.           Le Gouvernement invite la population burundaise en général et les habitants de la Capitale Bujumbura en particulier, de refuser et de condamner le retour aux atrocités des années antérieures. Le Gouvernement demande à la population de rester sereine et unie et de se préparer pacifiquement au dialogue inter-Burundais.

Fait à Bujumbura, le 08 novembre 2015

 

Le Secrétaire Général du Gouvernement

et Porte Parole du Gouvernement

 

Philippe NZOBONARIBA

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