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S.E. Pierre Nkurunziza

Président de la République du Burundi

S.E. Alain Aimé NYAMITWE

 


Ministre des Relations Extérieurs et de la Coopération Internationale

S.E. BANIGWANINZIGO Jérémie

Ambassadeur du Burundi à Bruxelles

 

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A l’instar des autres centaines de milliers de leurs compatriotes de toutes les communes du pays, les Burundais et amis du Burundi résidant en Belgique, ont commémoré le 22ème anniversaire de l’assassinat du Héros de la démocratie, S.E. le Président Melchior Ndadaye, premier Président démocratiquement élu au Burundi.

                         

                                                Vue de l’autel de l’Eglise St-Josse-ten Noode

Une messe animée par la chorale mais avec un recueillement visible de l’assemblée

La journée commémorative a commencé par une messe en mémoire de l’illustre disparu en l’Eglise Saint Josse-ten-Noode de Bruxelles. Au cours de la messe célébrée par deux prêtres burundais, des messages très interpelant ont été délivrés à l’assemblée. D’autres prêtres arrivés après le début de la messe ont participé en

simples chrétiens. Environ cent cinquante personnes ont assisté à cette messe.
Voici les contenus de l’homélie et des intentions de la prière universelle inspirés des lectures choisies pour ce jour : Lettre de saint Jacques 3, 12-17 et l’évangile selon saint Matthieu, 5, 43-48.

Dans son homélie, le prêtre a livré ce message très fort et très profond dont voici l’intégralité :

Vous le savez tous, le président Melchior Ndadaye n’est pas mort d’une mort naturelle. La messe que nous célébrons, en ce 22ème anniversaire de son décès, n’est pas une messe commémorative ordinaire. Il ne pourrait en être ainsi.

C’est un rappel d’un meurtre ignoble, aggravé de tortures inhumaines, le récit d’une mort violente, suite à un attentat prémédité non seulement à la personne du Président, mais aussi aux plus hautes personnalités de l’Etat.

Un assassinat orchestré par les corps armés du pays en rébellion contre le candidat du peuple qui venait de remporter une victoire impressionnante aux élections présidentielles et aux législatives.

Un crime d’Etat visant à renverser les institutions démocratiques et qui a entraîné tout le pays dans des massacres indicibles.

Il est important de rappeler cela si nous voulons comprendre les enjeux de la crise actuelle.
Certains Burundais appellent de tous leurs vœux la destitution du Président actuel et certains expriment ouvertement qu’ils souhaitent sa mort. Il y a de quoi se demander si les gens n’ont pas perdu la tête !

Je poursuis en citant l’apôtre saint Jacques : ‘Quelqu’un, parmi vous, a-t-il la sagesse et le savoir ? Qu’il montre par sa vie exemplaire que la douceur de la sagesse inspire ses actes.
Mais si vous avez dans le cœur la jalousie amère et l’esprit de rivalité, ne vous en vantez pas, ne mentez pas, n’allez pas contre la vérité. Cette prétendue sagesse ne vient pas d’en haut ; au contraire, elle est terrestre, purement humaine, démoniaque’
.

‘Celui qui hait son frère est un meurtrier’. Et si vous avez de la haine dans votre cœur, abstenez-vous de faire de la politique. Vous allez devenir un criminel ! Au Burundi, nous devrions réfléchir sur ces simples vérités.

Nous avons hérité d’une histoire blessée, profondément trouble. Depuis l’assassinat de Louis Rwagasore, nous sommes plusieurs fois retombés dans le réflexe mortifère qui nous enferme dans notre propre ‘ego’ et nous empêche de voir où se trouve le vrai intérêt national, le vrai chemin qui conduit à la paix.

Je cite encore l’évangile selon saint-Matthieu : ‘Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?’

Le Président Ndadaye, face à ses tortionnaires, a eu ces paroles inspirées :
« Dites-moi ce que vous voulez, on peut négocier, mais surtout pas d’effusion de sang, pensez à votre pays, pensez à vos familles ».

La négociation, voilà le mot, voilà le chemin. Le pouvoir a son rôle, l’opposition a aussi le sien. Mais l’un et l’autre doivent trouver un terrain d’entente pour la sauvegarde des intérêts vitaux de la Nation. Autrement, le pays tout entier va à sa ruine. Aimez-vous votre pays ? Doit-on refaire le triste constant du Président Mandela qui, du temps de la guerre civile, reprochait à nos dirigeants de ne pas aimer leur peuple ?
Pourquoi s’entêter dans des voies sans issue alors que la solution est à portée de mains : le dialogue et le bon sens !

Pour cela, nous sommes venus prier, afin que la lumière de Dieu éclaire nos cœurs endeuillés et libère nos oreilles embrouillés par les sirènes de la haine et de la mort.

Et pour conclure, je reprends la salutation que nous a laissée le Président Melchior Ndadaye : ‘Tugire amahoro n’agateka kuri twese’.

Dans les intentions de la prière universelle, l’assemblée a prié :

Pour le Président Melchior Ndadaye et pour tous les défunts victimes des massacres de 1993 afin que le Seigneur leur donne le repos éternel.

Pour les responsables politiques de notre peuple, les élus comme l’opposition, engagés dans un combat sans merci, afin que le Seigneur leur donne la sagesse qui vient de Lui.

Pour les jeunes burundais qui risquent d’hériter d’un pays ingouvernable, afin que le Seigneur leur donne la volonté de changer la manière de comprendre l’engagement politique qui doit être un service à tous les citoyens et non une domination des uns sur les autres. 

Méditation du discours inaugural du Président Melchior Ndadaye

Après  la messe, les activités se sont poursuivies à l’Ambassade du Burundi à Bruxelles. En plus des familles éprouvées, elles étaient rehaussées par la présence de la Ministre burundaise du commerce de l’industrie et du tourisme, du Consul honoraire du Burundi en Wallonie, des prêtres burundais, bref plus d’une centaine de personnes de tous âges étaient présentes et tous les locaux de l’Ambassade disponibles au rez-de-chaussée ont été mis à contribution pour accommoder ce monde.

 

Cette deuxième partie de cette journée commémorative s’est articulée en quatre points :

Ø                                      L’hymne national ‘Burundi bwacu’ écouté et chanté avec ferveur.

Ø                                       Le discours inaugural du Président Ndadaye écouté religieusement par le public.

Ø                   L’allocution de circonstance prononcée par S.E. l’Ambassadeur Jérémie Banigwaninzigo. Il a saisi cette occasion pour présenter au public, S.E. Madame le Ministre du Commerce, de l’industrie et du Tourisme qui était en réunion des pays du Groupe ACP à Bruxelles. Sur l’invitation de l’Ambassadeur, la Ministre a salué le public et a exprimé sa satisfaction de partager avec ses compatriotes ces moments de commémoration.

Ø                                     Les échanges des convives partageant un verre tout en écoutant les artistes burundais qui leur livraient des messages de l’amour de la patrie, les valeurs du vrai ‘Mugabo’, etc.

             Les derniers convives satisfaits de ces moments intenses passés ensemble se quittèrent vers  22 heures pour préparer la journée du lendemain.

 

 

V .N.

 

Voici les photos de cette commémoration: Photos

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